Santé digestive

SCI

Cet article porte sur un trouble appelé syndrome du côlon irritable, ou SCI. Beaucoup de résultats intéressants se rapportant au SCI ont été présentés au congrès annuel de l'American College of Gastroenterology (ACG).

Le SCI est un trouble très frustrant qui touche jusqu'à 20 % des habitants de l'Amérique du Nord, et une plus grande proportion de femmes que d'hommes.

La cause exacte du SCI n'est pas encore connue, mais nous savons que les intestins de ces personnes semblent réagir aux stimuli normaux avec une sensibilité excessive qui engendre des symptômes comme la constipation, la diarrhée, un ballonnement, des gaz (que mon fils doué d'une grande subtilité prononce « gaaaaaaaaaaaaaaaaz »), et une douleur abdominale.

Il va sans dire, comme il a été souligné au congrès de l'ACG où une étude qui avait établi une comparaison entre les personnes atteintes du SCI, et celles qui ne le sont pas, a montré que des symptômes intenses ou fréquents mènent à des consultations médicales plus nombreuses et à une consommation de médicaments beaucoup plus importante. Les personnes touchées considèrent même que leur qualité de vie est considérablement moindre, car elles ont tendance à s'absenter de l'école ou du travail plus souvent et à se sentir moins bien dans leur peau.

Ce sont des conclusions déprimantes. Les résultats d'une autre étude également présentée à l'ACG ont toutefois jeté une note plus allègre puisqu'ils ont révélé que loin d'aggraver le SCI, une activité physique accrue favorise en fait la prise en charge de cette affection. Autrement dit, les personnes qui participent à des activités sportives se sentent beaucoup mieux.

Et puisqu'il est question des intestins, rappelons que le cancer du côlon est la deuxième cause de mortalité par le cancer en Amérique du Nord, bien qu'il puisse être facilement diagnostiqué au stade précancéreux, quand nous pouvons encore prévenir sa progression dans la malignité.

C'est pourquoi il a été recommandé depuis longtemps que les hommes commencent le dépistage régulier du cancer du côlon à l'âge de 50 ans (avant cet âge s'ils ont des antécédents familiaux marqués, une prédisposition génétique connue, ou encore certaines affections qui augmentent le risque, comme une colite ulcéreuse).

Pour les femmes, toutefois, les recommandations n'ont pas été établies aussi clairement, car selon certains, l'œstrogène offre aux femmes une protection contre diverses affections jusqu'aux alentours de la cinquantaine. Elles courent par conséquent le risque d'un cancer du côlon à un âge plus avancé que les hommes, ce qui signifie qu'elles pourraient remettre à plus tard le dépistage systématique du cancer du côlon. Et, croyez-moi, tout le monde cherche - et parvient - à éviter aussi longtemps que possible le dépistage du cancer du côlon.

Eh bien, Mesdames, vous savez quoi ? Vous n'aurez pas autant de chance, je le crains (en tant qu'homme ayant subi plusieurs coloscopies dans mon temps, je peux admettre que, oui, ce sont bien des larmes de crocodile que vous voyez dans mes yeux). En effet, les résultats d'une étude présentée au congrès de l'ACG prouvent que les femmes devraient se soumettre au dépistage du cancer du côlon dès l'âge de 50 ans, tout comme les hommes.

Enfin, vous savez que bien des fois, habituellement à l'occasion d'une pause dans la conversation, ou lorsque vous essayiez de garder un calme olympien, votre estomac s'est mis à gargouiller comme si vous aviez des grenouilles dans le ventre ! Et, la gêne que vous avez ressentie était telle que vous ne saviez plus quoi dire ! En fait, comme personne ne savait quoi dire, tout le monde faisait semblant de navoir rien entendu. Ça m'est bel et bien arrivé aussi.

Mais, hé ! Apparemment, beaucoup d'entre vous pourraient faire quelque chose pour réduire le risque que vos gargouillements dominent votre prochaine réunion ou conférence.

Selon des chercheurs de l'Université de Kansas (où, vraisemblablement, la présence de tant de vaches expliquerait leurs connaissances sur les gaz), près de la moitié des personnes évaluées souffrent d'une malabsorption de fructose, c'est-à-dire qu'elles ne peuvent pas digérer complètement le principal sucre contenu dans les fruits. Donc, lorsque ces personnes consomment du fructose, elles ont des gaz, sans parler de la diarrhée, et des symptômes que les chercheurs décrivent comme des gargouillements, des gargouillis (il y a vraiment une différence entre les deux ?), de la douleur et des selles molles.

Alors, il vous suffit d'éviter de manger des pommes et des poires avant une réunion pour contourner cette source d'embarras, n'est-ce pas ? Oui, enfin presque. Mais souvent, selon ces chercheurs, l'excès de gaz provoqué par la malabsorption du fructose est imputable au fructose utilisé comme édulcorant dans les jus de fruit et les boissons gazeuses.

Alors, la prochaine fois que vous éprouverez le besoin de vous rafraîchir parce qu'une situation éprouvante, comme un rendez-vous, vous dessèche la gorge, vous ne devriez pas vous verser un cola. Prenez plutôt une infusion de camomille.

 
Dr Art Hister [traduction]
en collaboration avec l'équipe clinique de MediResource


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