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Santé des aînés

Incontinence urinaire

- Claire Sowerbutt

Avez-vous remarqué l'augmentation du nombre de publicités pour les produits permettant de gérer l'incontinence urinaire résultant d'une vessie hyperactive, depuis l'année dernière environ ? Si oui, il ne s'agit pas du fruit de votre imagination, même si vous êtes resté éveillé tard dans la nuit. Il se trouve que l'incontinence urinaire fait partie des 10 affections chroniques les plus courantes aux États-Unis, affectant plus de 10 millions de personnes de tout âge, et que ce chiffre est en augmentation. Ce trouble peut affecter votre vie sexuelle et sociale, votre carrière, vos passe-temps et vos loisirs, sans mentionner votre bien-être psychologique. Mais on peut le gérer avec succès, si ce n'est l'éliminer, ce qui explique les publicités. Et les options ne se limitent pas au port d'une protection ou à la prise d'une pilule.

Le facteur le plus important qui va décider du traitement de l'incontinence est d'en déterminer la cause. Bien qu'une vessie hyperactive soit peut-être le coupable le plus évident, une faiblesse de la vessie, des infections des voies urinaires, une infection ou une irritation vaginale et une constipation peuvent également jouer un rôle. Une atteinte ou une maladie neurologique peuvent également entraîner une incontinence. Chez les hommes, un blocage de l'urètre, souvent la conséquence d'une hypertrophie de la prostate ou d'une chirurgie, peut entraîner une incontinence urinaire.

La forme la plus fréquente d'incontinence est peut-être ce qu'on appelle l'« incontinence d'effort », couramment observée chez les femmes dont les muscles sont étirés après un accouchement. Avec cette forme d'incontinence, toute activité qui augmente de façon temporaire la pression sur l'abdomen et donc sur la vessie, comme le fait de tousser, d'éternuer ou de rire, entraîne une fuite d'urine, même si la vessie n'est pas pleine.

Les exercices du muscle pelvien, connus sous le nom d'exercices de Kegel, constituent un traitement courant de l'incontinence d'effort. Ils consistent principalement à serrer les muscles du plancher pelvien comme si vous essayez de contrôler la miction ou la défécation.

Un autre moyen de tonifier et de resserrer les muscles pelviens consiste à réaliser une électro-stimulation au moyen d'une petite sonde rectale ou vaginale. Ces dispositifs exercent les muscles du plancher pelvien de manière passive grâce à des pulsions électriques ; et non, ce n'est pas douloureux.

Les États-Unis ont récemment mis sur le marché deux nouveaux dispositifs se vendant sur ordonnance pour traiter l'incontinence d'effort chez les femmes. Il s'agit de l'insert de contrôle urinaire Reliance, encore appelé bouchon urétral, et du timbre Miniguard.

L'insert Reliance est un cylindre à usage unique muni d'un ballonnet à son extrémité, environ cinq fois plus petit qu'un tampon. On le place dans l'urètre à l'aide d'un applicateur. Les essais cliniques ont cependant mis en évidence un taux d'infections relativement élevé chez les femmes qui ont utilisé ce dispositif. Plus les femmes s'habituaient à utiliser le dispositif, plus le taux d'infection diminuait.

Par comparaison, le timbre Miniguard est à usage externe et fournit une barrière aux fuites. Ce dispositif, que l'on l'utilise une fois seulement avant de le remplacer par un nouveau timbre, fournit une alternative aux protections.

Il y a enfin l'incontinence par impériosité, qui correspond à une « perte involontaire d'urine associée à une envie forte d'uriner ». En d'autres mots, il se peut que vous ne puissiez pas aller aux toilettes à temps, à cause de contractions intenses et involontaires des muscles de la vessie.

Les médicaments utilisés pour traiter l'incontinence par impériosité agissent en relâchant les muscles de la vessie pour arrêter les contractions anormales. Parmis ces médicaments, on trouve notamment les anticholinergiques comme la propanthéline et les antispasmodiques comme l'oxybutynine.

En ce qui concerne la chirurgie, on l'utilise habituellement pour corriger les problèmes anatomiques entraînant l'incontinence. On peut également l'utiliser pour éliminer les blocages, ou au contraire pour en effectuer un. L'intervention consiste à injecter du collagène autour de l'urètre, ce qui le rétrécit de manière efficace et augmente la résistance au flux d'urine.

Je réalise bien que cet article ne correspond qu'à la partie émergée de l'iceberg mais, si vous pensez que vous souffrez d'une vessie hyperactive, tenez un journal ou prenez des notes pendant une semaine ou plus pour déterminer à quelle fréquence vous allez aux toilettes, puis consultez votre médecin. Après tout, vous n'avez aucune raison de souffrir en silence, et il existe de nombreux moyens de vous aider.

Consultez l'information sur l'incontinence urinaire disponible sur MEDLINE plus.



Claire Sowerbutt se spécialise dans l'écriture d'articles médicaux et touchant à la santé, destinés aux médecins et au grand public. En tant que journaliste, elle voyage partout en Amérique du Nord où elle couvre des congrès médicaux, à l'affût de sujets d'intérêt et se consacrant à l'écriture de chroniques santé pour les principales agences de presse et magazines voués à l'enseignement médical en Europe et en Amérique du Nord. Actuellement, Mme Sowerbutt vit à Vancouver, où elle prétend que « la pluie abondante la garde en santé ».

Claire Sowerbutt


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