Cancer de la vessie

Description

Dans le cancer de la vessie, des cellules cancéreuses nocives envahissent la vessie et détruisent les cellules normales; la vessie ne peut donc plus fonctionner adéquatement.

La vessie est un organe creux qui stocke l'urine à mesure qu'elle est filtrée par les reins. Sa paroi flexible, constituée de trois couches de tissus, lui permet de se distendre et de se contracter selon les besoins. La plupart des cancers de la vessie (90 %) s'implantent dans le revêtement épithélial, la couche la plus profonde de la paroi.

Le cancer de la vessie est le 6e cancer le plus fréquent au Canada. Son incidence est 2 à 3 fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes, et deux fois plus élevée chez les personnes de race blanche que chez celles d'origine africaine. En Amérique du Nord, il occupe le quatrième rang chez les hommes et le neuvième chez les femmes, sur le plan de la fréquence.

Grâce au diagnostic précoce et à l'amélioration des traitements, les taux de mortalité pour cette maladie ont considérablement diminué au cours des 25 dernières années.

Causes

On ignore la cause exacte de ce cancer, mais certains facteurs de risque ont été établis, notamment :

  • le tabagisme : les fumeurs s'exposent à un risque deux fois plus élevé de cancer de la vessie comparativement aux non-fumeurs;
  • l'exposition à des substances chimiques : certains produits chimiques, par exemple ceux qui sont utilisés par les coiffeurs, les peintres, les travailleurs du textile ainsi que les travailleurs des industries des colorants, du cuir et du caoutchouc peuvent se concentrer dans l'urine, d'où le risque de cancer;
  • la race : le risque est deux fois plus élevé chez les personnes de race blanche par comparaison aux personnes d'origine africaine; les personnes d'origine asiatique sont le moins à risque;
  • le sexe : les hommes courent un risque 2 à 3 fois plus élevé que les femmes;
  • l'âge : la plupart des cas de cancer de la vessie sont diagnostiqués chez des personnes de plus de 40 ans;
  • certains médicaments : certains médicaments employés pour la chimiothérapie, par exemple la cyclophosphamide* (qui est souvent employée dans le traitement du cancer du sein et du lymphome), peuvent accroître de façon importante le risque d'un cancer de la vessie ultérieur;
  • des antécédents de radiothérapie dans la région pelvienne;
  • des antécédents personnels ou familiaux de cancer de la vessie.




Symptômes et Complications

Il est facile de confondre les symptômes du cancer de la vessie avec ceux d'une infection de la vessie ou d'une infection urinaire, de calculs rénaux ou de troubles de la prostate. Ces symptômes sont :

  • la présence de sang dans l'urine (le plus commun);
  • de la douleur ou une sensation de cuisson lors de l'émission de l'urine;
  • un besoin urgent d'uriner;
  • l'impression de ne pas avoir vidé complètement sa vessie après avoir uriné;
  • des douleurs au bas du dos.

Si vous constatez l'un de ces symptômes, il est important de consulter votre médecin pour en déterminer la cause.

Il est important de diagnostiquer le cancer de la vessie de manière précoce. Cela augmente les chances de réussite du traitement. Les complications du cancer de la vessie découlent davantage du traitement (comme la chirurgie) que du cancer lui-même. Cependant, si le cancer demeurait non traité et évoluait, il finirait par entraîner des complications encore plus importantes. Le cancer qui n'est plus limité à la vessie est plus difficile à traiter.

Les complications du traitement chirurgical dépendent du type d'intervention pratiquée. S'il s'agit d'une cystectomie partielle (ablation d'une partie de la vessie), la vessie peut encore retenir l'urine, mais son volume a considérablement diminué. La personne doit alors uriner beaucoup plus souvent. En outre, comme le cancer peut réapparaître, il est nécessaire d'avoir un suivi médical régulier afin de déceler la présence de cellules cancéreuses aussitôt que possible.

Après une cystectomie totale (ablation de toute la vessie et de la prostate), la personne n'a plus de vessie; il faut donc un autre moyen de stocker et d'éliminer l'urine. Dans certains cas, on peut créer une nouvelle vessie en utilisant une petite section de tissu intestinal. Cette nouvelle vessie doit être vidée régulièrement et manuellement, à l'aide d'un tube ou d'un cathéter (un mince tube flexible inséré dans le corps qui permet l'introduction ou le retrait de liquide).

Dans d'autres cas, il peut être nécessaire d'installer une urostomie; le chirurgien relie alors les uretères (tubes qui permettent d'acheminer l'urine des reins à la vessie) à la paroi abdominale et il crée une stomie (ouverture). Un sac en plastique fixé à l'extérieur de la stomie recueille l'urine et remplace la vessie. Ce sac doit être vidé régulièrement.

Parmi d'autres complications du cancer de la vessie, il faut mentionner l'infertilité chez les femmes (en cas d'ablation de l'utérus), la ménopause (en cas d'ablation des ovaires) et, peut-être, une certaine dysfonction sexuelle, si le vagin a été rapetissé ou raccourci.

Les hommes peuvent aussi éprouver une infertilité et une dysfonction sexuelle, si la prostate et les vésicules séminales (glandes productrices de sperme) ont été enlevées.




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